FFSG : Marie-Reine Le Gougne, nouvelle candidate à la présidence

Marie-Reine Le Gougne postule elle aussi à la présidence de la FFSG. (E.VAZZOLER/L'Équipe)

Après Nathalie Péchalat, l'ancienne juge de patinage artistique Marie-Reine Le Gougne brigue la tête de la Fédération française des sports de glace.

Huit jours après Nathalie Péchalat, une 2e candidate se déclare: l'ancienne juge de patinage artistique Marie-Reine Le Gougne, au coeur du scandale des JO 2002, a indiqué jeudi qu'elle visait la présidence de la Fédération française des sports de glace (FFSG), confirmant les informations du journal Le Monde.

« C'est acté. J'ai envoyé ma candidature », a fait savoir Marie-Reine Le Gougne, qui affirme vouloir « sortir la FFSG de son marasme et lui redonner ses lettres de noblesse » à l'occasion du scrutin du 14 mars, organisé à la suite de la démission précipitée du président Didier Gailhaguet le 8 février.

Déjà candidate à la présidence de la Fédération en 2004, 2006, 2010 et 2014, l'ancienne juge internationale affrontera pour sa cinquième tentative la patineuse Nathalie Péchalat, retraitée depuis 2014. La double championne d'Europe de danse sur glace (2011, 2012) s'est pour sa part lancée le 12 février dans la course.

« Je suis une victime du système Gailhaguet »

Marie-Reine Le Gougne


« Ma priorité, c'est que je sois réhabilitée », plaide celle qui avait été déchue de sa fonction de juge après les Jeux Olympiques de Salt Lake City en 2002, soupçonnée qu'elle était d'avoir favorisé le couple russe Berezhnaya-Sikharulidze au détriment de la paire canadienne Salé-Pelletier, afin d'obtenir la complaisance des juges russes envers les danseurs français Anissina-Peizerat, qui seront finalement sacrés.

Marie-Reine Le Gougne déclare avoir agi à l'époque sous la pression de Didier Gailhaguet, l'omnipotent président de la FFSG qui a finalement démissionné au début du mois en réaction à la vague de révélations sur les abus sexuels dans le milieu du patinage. « Je suis une victime du système Gailhaguet », a-t-elle estimé jeudi, avant d'appeler à « révolutionner la Fédération » en changeant le mode de gouvernance « du tout au tout ».

Si la candidate salue en sa concurrente Nathalie Péchalat « une jeune femme brillante », elle juge nécessaire d'élire « quelqu'un d'expérimenté » à la tête de la FFSG, « entouré de sang neuf ». Avant la clôture des candidatures le 28 février, d'autres postulants pourraient se déclarer. Dans un communiqué publié mercredi, quatorze sportifs dont d'anciennes vedettes du patinage français comme Philippe Candeloro ou Gwendal Peizerat ont exprimé leurs réserves sur la candidature de Nathalie Péchalat.

« Nous ne serons en mesure d'exprimer un soutien éventuel à sa candidature que lorsque nous aurons pu prendre connaissance de son projet et que nous serons sûrs de sa volonté de s'adjoindre une nouvelle équipe capable de mener à bien ce grand défi de renouvellement de la FFSG », ont écrit les signataires, qui assurent ne proposer « à ce jour » aucune candidature concurrente.

L'ancienne patineuse Sarah Abitbol, qui a participé avec le journal L'Equipe à la vague de révélations autour des violences sexuelles dans le patinage artistique en publiant fin janvier un livre-témoignage (Un si long silence, Plon), a également joint sa signature au communiqué.

publié le 20 février 2020 à 19h13 mis à jour le 20 février 2020 à 19h29
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gaulois47 le 20 février 2020 à 19h31

attendez elle a été déchu de son titre de juge et elle pretend brigué la presidence de la fed de patinage elle est déja pas nette au départ elle va payer qui pour y arriver LOL du grand n'importe quoi??

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