Van Looy : « Je me souviens d'un adversaire de valeur »

Le samedi 6 juillet 2019, à Herentals, Rik van Looy donne le départ du Grand Prix qui porte son nom. (F. Mons/L'Équipe)

Le Belge Rik Van Looy, 85 ans, économe de ses déclarations depuis de nombreuses années, a réagi à la disparition, ce mercredi, de Raymond Poulidor.

Le cycliste belge Rik van Looy, 85 ans, a réagi à la disparition de Raymond Poulidor, qui avait couru la première partie de sa carrière sous le règne de l'empereur d'Herentals. Après lui avoir ravi la victoire dans Milan-San Remo en 1961, Poulidor avait été devancé par le Campinois à l'arrivée du Championnat du monde, à Bern, quelques mois plus tard.

Rik van Looy : « Poulidor était quelqu'un de ma famille du cyclisme. J'ai de bons souvenirs avec lui. Quand on courrait ensemble, c'était un adversaire de valeur et on était assez proches, même si je ne l'ai connu qu'à ses débuts. Quand il a gagné Milan-San Remo en 1961, c'était presque un inconnu pour moi, puisqu'il était tout juste passé professionnel. Je me souviens que j'avais dû sprinter pour la 2e place (Poulidor avait attaqué seul au pied du Poggio) et j'ai terminé à 80 mètres derrière lui ! Ensuite, je l'avais battu au sprint à Bern en septembre, au Championnat du monde (Poulidor avait terminé 3e). Je l'ai revu après nos carrières respectives, notamment sur le Tour. Pour moi, il n'a eu qu'une malchance, c'est de devoir courir à l'époque d'Anquetil. Mais je comprends aussi pourquoi il est aussi populaire en France, c'est parce qu'il était aussi beaucoup plus sympathique qu'Anquetil. Aujourd'hui, je transmets mes amitiés à sa famille. »

publié le 13 novembre 2019 à 14h49 mis à jour le 13 novembre 2019 à 14h56
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brunopaul910 le 13 novembre 2019 à 16h38

Venant de Rik Van Looy, on peut apprécier le compliment, ce qui lui arrive rarement.

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