Roxy Pro France : Johanne Defay, une surfeuse physique

Johanne Defay fait partie des surfeuses les mieux préparées de la WSL. (Jackson Van Kirk/Wsl/van kirk via getty images)

Attendue en demi-finale du Roxy Pro France jeudi à Hossegor, Johanne Defay peut s'appuyer sur une préparation physique au top. La Française fait partie des surfeuses du Tour les mieux préparées. Explications.

Qualifiée pour les demi-finales du Roxy Pro France, huitième manche du circuit pro féminin, Johanne Defay est actuellement dans une forme resplendissante après une première moitié de saison aussi décevante que frustrante. Il y a trois semaines au Surf Ranch, la Réunionnaise a enflammé le bassin artificiel de Lemoore, ratant la victoire de peu, et, depuis quelques jours à Hossegor, elle impressionne encore. Lundi en 8es, elle a surclassé la Costaricaine Brisa Hennessy en scorant un 9. Elle a remis ça mardi en quarts en éclipsant Sally Fitzgibbons avec un 9,40 sur le spot exigeant de La Nord, qui casse au large.

Sur ces deux épreuves, c'est notamment grâce à sa condition physique que Defay a fait la différence. « La préparation physique, c'est un petit plus, confie-t-elle. On cherche les pourcentages en plus qui vont faire pencher la balance de notre côté. » Sur le Tour, elle fait partie des surfeuses les mieux préparées. « Si tu regardes Courtney Conlogue ou Lakey Peterson, c'est pareil, elles sont hyper impliquées, elles passent leur vie à faire ça. Sally (Fitzgibbons), c'est elle sur le circuit pro qui a inventé le free surf avant la compétition tellement elle était à 100 %. Nikki Van Dijk mise tout sur le yoga, elle est vegan. C'est sa façon de s'entraîner. »

Après chaque fin de saison, Defay commence par faire un break, histoire de « couper un peu ». Puis, pour préparer la nouvelle, elle se lance dans un gros travail foncier à base de courses à pied, de vélo et de natation. « On fait aussi beaucoup de gainage, ajoute-t-elle. Après, on va travailler la force, l'explosivité, la vitesse d'exécution et beaucoup de proprioception... » Entre chaque compétition, elle effectue un travail d'entretien qui varie en fonction des manches. Pour le Pro France, elle assure par exemple avoir mis particulièrement l'accent sur la course à pied.

Le sport, une évidence familiale

Si ces trainings intenses lui permettent chaque année de compenser le manque de surf à La Réunion, elle avoue « ne pas toujours forcément adorer ça sur le moment ». Mais elle le fait pour le bien de sa carrière et aussi par goût des challenges. « C'est une aventure avec toi-même, avec ton corps. Tu apprends à te connaître comme ça, quand tu apprends à pousser tes limites. »

Il faut dire qu'elle a toujours baigné dans un environnement où le sport était une évidence quotidienne. Son père est un fan de sport. « Il a toujours fait du surf, du tennis et de la piscine. Il a toujours eu besoin de faire mille choses à la fois. » Cette éducation l'a marquée. « C'est un mode de vie chez nous. Plus tard, quand j'aurai fini ma carrière, je pense que j'aurai très envie d'essayer des tas de choses comme des trails, des ultra-trails ou bien encore des Swim & Run. »

Pour ces activités « running », là aussi, elle est à la bonne école. Elle partage sa vie avec Simon Paillard, un triathlète réunionnais qui est devenu son coach. Même si ce dernier est très exigeant, le binôme fonctionne à merveille. « Moi, j'actionne juste, c'est Simon le cerveau derrière tout ça. » Indéniablement une des clés de sa réussite.

Johanne Defay partage sa vie avec son entraîneur, Simon Paillard. (Damien Poullenot/Wsl via getty images)
publié le 9 octobre 2019 à 15h05
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canaritoulouse le 10 octobre 2019 à 07h11

J’adore cette fille Naturelle, sympa et super surfeuse

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